La feuille mourante sous les arbres mûrs devient le terreau fertile qui redonne vie


Sous la neige silencieuse ou la pluie battante,
Elle s’offre, se dissout, oublie son ancien nom.
Des racines gourmandes boivent son souvenir lent,
Et l’arbre, en secret, grandit de ce qu’elle lui donne.
Demain, une autre feuille, fragile et transparente,
Vibrera dans le vent, verte d’éternité,
Ignorant qu’elle danse sur le cœur de ses sœurs mortes
Dont l’amour décomposé lui prête sa clarté.
Car rien ne se perd vraiment dans la grande forêt,
Tout tombe, tout se mêle, et tout recommence en secret.



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